07/11/2011

« Aider, c’est possible » avec PLANET’N GO

Créer du lien associatif à l’aide d’un outil virtuel, c’est le pari qu’a relevé Caroline Herbert, fondatrice de PLANET’N GO. Un portail communautaire d’entraide qui offre la possibilité aux petites associations de se faire connaître et reconnaître à travers une vitrine de solidarité internationale.

 

De l'éducation à PLANET'N GO

Planet NGO 1.JPGAvant de se lancer dans l’aventure solidaire, Caroline Herbert travaille plusieurs années, en France, comme responsable marketing dans le domaine de l’éducation. Elle nous confie cependant avoir été  très tôt « sensibilisée aux problèmes de mixité et d’intégration », en particulier dans le quartier où elle a grandi. Née à Paris, elle vit avec sa famille quelques années aux Etats-Unis. Ce voyage la marque par « la multitude de bénévoles de tous âges œuvrant dans ce pays ».

Caroline poursuit sa route, toujours « en quête de rencontres enrichissantes ». Elle découvre plusieurs pays du Sud et espère bien un jour pouvoir « donner à ses expériences une motivation plus profonde en participant à l’amélioration de la vie sur la planète ». Plus tard, son chemin la mène en Thaïlande où elle tente de se rendre utile auprès de grandes ONG. En vain.

 

La naissance de PLANET'N GO

Nouvelle stratégie. Face à ces refus, Caroline décide de solliciter de plus petites structures. A sa grande surprise, elles lui répondent favorablement : oui, elle peut « les aider et mettre ses compétences à leur service ». L’idée de PLANET’N GO voit le jour en 2006. Donner de la visibilité à des associations méconnues qui « jour après jour, dans une grande discrétion, réalisent une quantité infinie d’actions de proximité, cela a été un déclic  ».

Pour mettre en pratique son idée, elle passe beaucoup de temps à étudier « l’architecture » des petites ONG. Quels besoins peuvent-elles avoir ? Quelles épreuves rencontrent-elles ? Comment les faire sortir de l’ombre ? Caroline imagine un portail virtuel qui permettra de « mettre en relation des candidats au bénévolat et des partenaires potentiels avec des associations très actives et demandeuses de soutien ». A Bangkok, elle rencontre d’autres personnes motivées par le projet. En 2007, ils créent ensemble l’association PLANET’N GO.

 

Un contrôle rigoureux

Le lancement du portail ne fut pas de tout repos, il restait tant à faire : «  d’abord finaliser le site avec toutes les fonctionnalités prévues, puis le faire connaître aux ONG pour qu’elles s’y inscrivent, et enfin, le promouvoir auprès de tous ». Les difficultés ne s’arrêtent pas là, faute de moyens financiers, Caroline doit compter sur une équipe de bénévoles qu’il faut sans cesse former, ce qui est, nous avoue-t-elle assez « angoissant car on ne sait jamais si les prochaines actions prévues pourront bien être menées, si les bénévoles qui en ont la responsabilité ne vont pas laisser tomber avant la fin ».

La sélection des associations est longue et fastidieuse, elles subissent un contrôle rigoureux lors de leur inscription, seul « un quart des associations sont validées pour publication ». Les conditions pour adhérer à PLANET’N GO ? Etre une association de taille modeste (moins de 300 000 euros de budget par an en moyenne sur les trois dernières années) et œuvrer dans la solidarité ou l’environnement ». A cela s’ajoutent des vérifications régulières des actions en cours par les rédacteurs bénévoles. Les associations France Volontaires et la Guilde Européenne du Raid participent également au processus d’identification des associations.

 

Des efforts récompensés

Garantir des informations « fiables », c’est ce qui explique toutes les étapes auxquelles doivent se soumettre les associations. Mais surtout, c’est l’accomplissement de voir aboutir des centaines de parrainages, de missions volontaires et de projets solidaires… Tous ses efforts viennent d’être récompensés par le prix Top Santé des Femmes du Développement Durable 2011. C’est à la fois « une grande fierté d’avoir su convaincre que la cause que je défends a du sens et qu’elle est capable de rassembler des acteurs éminents pour la soutenir ; et un soulagement, car la dotation ouvre la voie à des projets qui étaient en stand-by pour l’instant par manque de moyens ».

Rédaction Coline Monin

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